Nom : Je me nomme Phillis Morrigu, enfin je crois. Les hommes m'ont donné tant et tant de noms au cour de ma vie qu'il m'est impossible à présent de dire lequel est le bon. Mais j'ai plaisir à croire que mon nom premier est proche de celui là.
Groupe et grade : Cross Guard
âge : 16 ans, mais possedant des capacités particulière, il est difficil de connaitre mon âge exact.
passé du perso : Je suis née un premier Mai, il y a maintenant quelques années. Il faisait beau, du moins c'est ce que ma mère m'a toujours dit.
Mon père était grand, il l'a toujours été dans ma mémoire et encore aujourd'hui, je le vois comme un homme de grande taille, très fort, au teint mat, au visage souriant, calme. Il est beau mon père, il veille sur sa famille, il part la matin, revient le soir après une journée de labeur. Il travaillait dans le spectacle. Je venait souvent le voir, il aimait à me présenter à de grands artistes qui passaient dans son théâtre de papier maché. Ce théâtre, je me souviens y avoir courru des heures et des heures jouant à cache cache avec ses fantômes, dans celle salle des pas perdues, souvent vide, tournant et tournant autour des colonnes de marbre blanc.
Mon père travaille beaucoup. Souvent, il par pendant des des mois, nous laissant à la maison. Il va avec ces troupes de comédiens ou de musiciens ambulants, mais il revient toujours, et à chaque fois, il me ramenait un cadeau. Je me souviens de ce jour lointain, cela faisait bien deux mois que je ne l'avais vu, et il était arrivé, tout sourire, me tedant une poupée de bois, une marionnette. Elle était tellement belle, j'ai joué avec elle, inlassablement, oubliant la tristesse de la séparation.
La famille de mon père est nombreuse, il y a tellement d'oncles de tantes, de cousins de cousinnes, on ne sait plus qui est l'enfant de qui. On s'aime tous, on est une famille soudée, on a un passé commun. On a tous un grand père merveilleux mort après une vie à oeuvrer pour les plus démuni.
J'aimais mon père car il était fort, il ne me grondait jamais, il m'encourageait à faire tout ce que j'aimais, me poussant quand je perdait espoir, faisant réalité de toutes mes envies. Il était au dessus de tous les autres pères, ceux de mes amies qui me l'enviaient tant.
Ma mère était belle, grande elle aussi. Elle ne travaillait pas, elle restait avec moi. On était toutes les deux dans cette petite maison qui était la notre. Elle avait voulu devenir une artiste, elle l'était dans mon coeur. Maman était aussi forte que mon père, elle avait une présence incroyable et je n'est jamais put lui tenir tête. Ma mère était intelligente, c'est elle qui m'aidait pour mes devoirs, c'est elle et non mes enseingants qui m'apprit à lire.
Dans la famille de ma mère, on est un peu moins nombreux, tous tourné autour d'une arrière grand mère centenaire. Mais ce nombre nous permet d'être plus proche, d'être sur de pouvoir compter sur les autres.
Mes parents se sont connus comme tant d'autre dans une de ces grandes fêtes de printemps. Ils ne se sont pas marié, pas tout de suite, ils se pensaient trop jeune. Quittant leurs familles réciproques, ils ont emmenagé ensemble, sans grand espoir d'avoir un avenir à deux, mais peu leur importait.
C'est dans cette période que je suis née. Ma mère, qui avait pour nom Sylvia, choisit pour moi ce nom qui me revient aujourd'hui en mémoire. Elle était à cette époque souvent fourée dans des bars ou des tavernes, écoutant les récits de voyageurs, les regardant, captivée. De toutes ces fables et contes inachevés, une avait ça préférance. Elle voulu donc que son enfant porte le nom de l'héroïne même de cette histoire qui composait ses rêves.
Je fut donc appelé Phillis. Mon père ne s'y opposa jamais, car travaillant trop, il n'avait pas beaucoup la possibilité de m'appeler par mon nom, ce détail ne le genait donc en aucun cas.
J'ai grandi un peu seule, mais comblée par un amour sans borne. Nous vivions heureux, tellement heureux. Bien souvent, quand il me prenait l'envie de parler avec une de mes amies de ma propre famille, elles ne cessaient alors d'éprouver un désir d'avoir les mêmes parents que moi, la même famille, le même univers. Et j'en était fière, j'éprouvait en ces instants un immense plaisir de réussite. J'aimais la vie que je vivais.
Je suis restés longuement à réfléchir sur toutes les connaissances que je possedais, les yeux clos dans le noir d'une pièce aux douces odeurs. Puis, je partit de chez moi, laissant non sans regrets mes proches que je chérissais tant, et mon jeune frère. C'est bien plus tard que je revint, pour voir une dernière fois les miens, avant de partir pour mon dernier voyage vers la profondeur des Terres du monde.
Je n'ai jamais vécu que dans une illusion. L'image trouble d'une existence que je me créais pour m'échapper de la réalité.
Mon père n'était qu'une ombre. Il avait grandi avec tous ses frères et soeurs, tous rivaux dans la misérable envie d'être l'enfant préféré d'un parent. Ils étaient tous là, tous mes oncles et tantes et mon père, tous perdu dans leur trop plein d'amour pour leur mère, se lançant inlassablement des regards emplis de haine. Et à la moindre occasion qui se présentait à eux, ils éclataient, quittant le tableau de la famille soudée dans l'adversité pour montrer à tous la véritable apparence qui était la leur. Détruis, fragmenté, et nous, pauvres enfants de ces doux aliénés, nous subissions ces luttes incessantes. Nous étions 14 petits enfants d'une même grand-mère, seulement 7 purent connaitre notre grand-père, mort d'un cancer de l'eosophage il me semble. Cet homme qui avait déléssé les siens pour aider des causes justes était né de l'union d'un proffesseur et de sa jeune élève. Celle si, cette aïeul dont personne ne su jamais le nom, disparut après avoir confier la vie de son fils à un couple de médecins fanatiques qui par amour de leur Dieu adoptèrent 13 enfants.
Je ne connais que peu de détail sur la vie de mon grand père, sur sa vie personnelle je veux dire, car le récit de la famille est souvent comptée aux repas de famille, avant qu'ils ne finissent par quelques enguelades mémorables.
Mon père lui ressemblait énormément. Il était le deuxième né, suivant ma tante, précédent les quatres autres et son frère cadet.
Toute ma famille, de ce côté de mon ascendance, m'a toujours profondémant haïe. Etait-ce à cause de ma maladie ? Ou parceque j'étais la fille de mon père, enfant prodige et privilégié par ma grand mère ? Ou bien parceque j'étais celle qui ressemblais le plus à notre papi, dévoilant nos origines communes ? Ou encore parceque mes yeux étaient verts et que personne dans ma famille n'avait cette couleur dans ses pupilles ?
Quel que fut les raisons, j'eu toujours droit aux regards méprisants et condescendant qu'on réserve aux bâtards et autres adultérins.
Du côté de ma mère, tout était différent car cette dernière étant elle aussi l'enfant chérie et adorée, et moi étant sa première enfant, j'eu malgré ma différence l'opportunité de connaitre l'affection de grands parents attentifs et aimants, qu'ils furent hélas un peu trop. Car ces gens, enfermés dans leur crainte de voir leur petite fille pauvre et seule à mandier dans la rue, portèrent sur elle l'espoir qu'ils avaient eu pour leur propre enfant, plusieurs années au par avant, soit, devenir medecin ou acceder à un autre poste haut placé, assurant un avenir prospère.
Trop poussée par ces personnes que je ne pouvais me retenir d'aimer comme mes parents, je me suis retrouvée à travaillé comme une damnée pour un avenir dont je n'avait pas envie. On m'avait ordonné un futur, je devait m'y plier.
Mais c'était sans compter sur la folie qui résidait depuis toujours dans ma personne et ils comprirent bien vite qu'il était vain de me forcer la main.
Je me vis donc, petite fille illegitime, grandirent autour de deux parents qui m'aimaient tout les deux profondément, ne possedant pour mon avenir qu'un doux espoir de me savoir heureuse.
C'était hélas avant le déclanchement prématuré de ma maladie.
Tout bébé, à un an à peine, apparut chez moi de graves transformations qui m'affectaient profondément, principalement sur un plan physique à cette époque.
Une nuit, comme la majeur partie des enfants de cet âge, je réveilla mes parents par mes pleurs répétés, signalant d'ordinaire un besoin précent de manger, ou autre envie que peut éprouver un nourisson.
Ce fut alors ma mère qui se leva dans le noir pour me donner le sein, me prenant dans ses bras réconfortants pour consoler ma peine. Ce ne fut qu'un fois intalée confortablement dans un fauteil de notre salon, me présentant ca lait maternel si cher à la vie, qu'elle passa comme elle avait coutume sa main sur la peau de ma joue. Ce qu'elle toucha alors n'avait rien de la douceur de la peau d'un enfant, de la soie d'une chair infantile.
Alluma en vitesse une chandelle qui se trouvait à proximité, elle ne put empécher un hurlement qui eu pour effet de réveiller mon père qui sans prendre le temps de s'habiller courut vers le séjour, attrapant au passage une grande dague qu'il avait ramené d'un de ses voyages dans des contrées lointaines. Arrivant au près de sa compagne, il lui réclama des explications, mais celle si était tétanisée, et restait à terre, les jambes paralysées par la peur, incapable de la moindre parole. Edward, car c'était le nom de mon père, l'agrippa violament, lui criant de se calmer, de lui dire ce qu'il c'était passé, et où était leur enfant.
Pour toute réponse, ma pauvre mère se contenta de lever le bras, indiquant la direction dans laquel elle m'avait projetté. C'était un coin sombre de la pièce, sans lumière, et mon père dû prendre en main la boujie pour amener un peu d'éclairage. J'étais encore enveloppée dans de grandes langes dont on me couvrait pour ne pas avoir froid la nuit, mais mon visage grimassant de pleurs sortait malgré tout du paquetage. Jamais ils ne purent me décrire réellement à quoi je ressemblait à cet instant, mais ce qu'ils virent alors leur firent quasiment perdre tout raisonement logique.
Ce n'était plus leur enfant, leur jolie petite fille qui était étendue sur le sol, braillant à tue tête, c'était un monstre. Ma peau s'était couverte de fines écailles, des plumes en sortaient en certains endroit. Mon corps avait muté, mon cris même était différent de celui des autres enfants.
Mon père s'était avancé, près à éliminer cet abomination de sa propre main. Et à l'instant même où il allait trancher la gorge fine de cet être cauchemardesque, quelques chose chagea, ma peau redevint normal, en un claquemant de doigts, leur nouveau né était à nouveau sous leurs yeux emplis de larmes. Ce fut le récit qu'ils me firent de cet évènement, je ne puis dire si ce fut ainsi ou si certains détails furent passé sous silence.
Néanmoins, un an entier se passa sans que rien de similère n'arriva. Mais le temps qui passait n'appesait pas la crainte de mes parents devant la peur de voir cet évènement se réitérer.
Ma seconde transformation eu lieu des précisément trois ans et demi après la première, le jour où on m'annonca la venue prochaine d'un autre enfant, d'un frère. J'avais alors tout juste cinq ans, et je me souviens n'avoir prononcé aucune phrase ni aucun mot à l'annonce de l'évènement futur. La scène défile encore aujourd'hui parfaitement dans ma mémoire. J'étais sagement dans ma chambre, en train de coiffer la longue chevelure de ma marionnette préférée lorsque ils m'avaient appelé. Ils étaient dans la cuisine, ma mère assise, mon père derrière elle, sa main sur l'épaule de sa compagne. Ils souriaient tout deux, ils souriaient lorsqu'ils m'annoncèrent la nouvelle. Un frère allait naitre.
Je sais parfaitement aujourd'hui que le seul désir qu'éprouvaient mes parents à cette époque était que leur nouvel enfant, que ce garçon , soit lui un enfant normal, il serait leur enfant.
Je suis rentrée dans ma chambre, fermant derrière moi la porte de bois, et j'ai longuement pleuré en silence, parceque je savais qu'il y avait quelques chose chez moi que mes parents haïssait profondément, sans que j'en connaisse les causes.
Accroupi dans la pièce pleine de poupées et d'autres jouets, j'ai pleuré. Il y a toujours eu dans mes chambres un grand miroir qui faisait à l'époque plusieurs fois ma taille. Ce jour là, me relevant pour reprendre la longue tache de m'occupé des pantins en ma possession, je fit face à la surface lisse et brillante de la glace immense. Le reflet qui m'apparut alors était complètement différent de celui d'on j'avais pris l'habitude et qui d'ordinaire était le mien. C'était celui d'une créature étrange, ressemblant à celle décrit pas mes parents lorsqu'ils me raccontaient cette nuit dont j'ai parlé précédement. C'était un être incroyable, pareil à ceux qui peuplaient mes rêves, de ceux qui évoluaient dans les récits chevaleresques que me comptaient ma mère. Et le plus étonant, c'était que J'ETAIS cet être beau, magique, et si splendide dans sa laideur. J'avais pour la première fois de ma vie l'impression de me voir vraiment.
Je courrut dans notre cuisine, nous n'étions pas riches, elle n'était donc pas très meublé, comme le reste de notre maison, la nourriture y était présente en petite quantité, mais suffisante à notre survie. Je me précipita donc vers mes parents qui y étaient toujours, poussant des cris de joie, leur demandant de me regarder, de voir comme j'étais belle.
Il y a certain visages qu'on ne peut oublier, certaines situations qui restent gravées en nous, sans qu'on ne puisse éprouver un seul instant l'espoir de les voir en sortir. Le regard que me lancèrent alors les deux êtres que j'aimais le plus au monde, ce n'était pas un regard d'amour, il avait quitter leurs yeux depuis longtemps. Nonl, il était plein d'horreur, d'effroi, d'épouvante. Je vis ma mère reculer lentement, le visage décomposé, un insupportable ricus aux lèvres, murmurant des " ce n'est pas possible ", les répettant, et mon père, me rejettant pas un coup fort loin d'elle. Il me frappa avec force, sans se retenir d'aucune sorte devant la vue insupportable de la métamorphose de sa fille unique. Ma tête vint se cogner contre le bord dur de la table à manger, et je chuta sur le sol de terre battue, inconsciente.
Mais contrairement à la première modification de mon corps, je ne redevint pas normal. A la suite du choc, qui occasiona un important traumatisme cranier, je suis restée deux longues semaines dans le comas. Mais au lieu d'appeler des medecins, mes parents me laissèrent moisir dans un placard qui me servit désormais de chambre, enfermée à double tour. Personne ne devait me voir, c'était la conclusion à laquelle ils avaient aboutis. Je n'avais pour seuls compagnons que quelques jouets qu'ils m'avaient laissé, et ce grand miroir qui prenait toute la place dans la pièce minuscule.
Le pire assurément, c'était que je ne put jamais, durant la durée où je fut enfermée, éprouvait de la haine pour mes géniteurs, éblouit par l'amour que j'avais pour eux. J'entendais les bruits qu'ils faisaient en marchant, les braillements de mon frère la nuit. Les rires qu'ils émettaient, et moi j'en étais heureuse, car mon emprisonement permettait ce bonheur.
Ce fut durant cette période, que je réussit enfin à maitriser mes métamorphoses. Pendant longtemps, je fut incapable de reprendre mon aspect premier, celui de la jolie fillette de cinq ans, car en vérité, ma véritable apparence était celle où j'étais à l'instant, soit celle qui térifiait tant mon entourage.
Mais au bout d'un temps suffisament long, je put, non pas retrouver ma peau d'enfent, mais changer complètement de forme. Mes mains grandissaient, ma taille pouvait s'affiner à ma seule volonté.